Histoire du Château

trait-1
Les premières traces du château de la Barillère semblent remonter à l’année 1313

Il n’en reste de vestiges qu’une tour qui date de la domination anglaise et qui donnerait à penser que ce château a été fortifié (travers de château ou douves à l’Ouest).

La Barillère est d’abord la propriété du sieur Baril de qui elle détient probablement le nom.
Elle devient par la suite château de la Barillère. Elle est confisquée par le duc de Bretagne François II à Raoul le Porc et Jeanne de la Barillère et est donnée à Thibault du Matz. Guerre de 100 ans époque de notre sainte Jeanne d’Arc.

En 1518 elle entre dans la famille d’ancienne noblesse bretonne. Ceux-ci au gré des ans ajoutent à la tour un manoir puis des bâtiments à l’Ouest et une chapelle à l’Est qui sera démolie en 1863 reconstruite un peu plus loin dans le parc. Cette démolition est faite pour donner au château de grandes pièces de réception sur l’aile Est.

A l’arrière du château sur la partie manoir du XV eme siècle, on trouve à l’extérieur des fenêtres à moulurations, un vantail de porte à pli de serviettes qui sera réemployée dans les combles du château.

Au XVII eme siècle on réaménage l’escalier à vis central très usé par un escalier de bois à volées droites et balustres tournées. Les pièces du rez de chaussée du corps central sont lambrissées en style louis XV, des appartements sont aménagés avec lambris et parquets à coulisses à l’étage de l’aile ouest. Le rez de chaussée à l’ouest reste réservé au service

Dans le dernier quart du XIX eme siecle (1860), la Barillère connait la transformation fréquente dans la France de l’ouest d’un manoir en château pour des raisons bien connues de vie sociale et d’émulation entre familles.

On sent la volonté de composition du château avec un corps centré sur un avant corps à toit en pavillon et couronné de deux tours à toit en poivrière (tour d’honneur et de service). De chaque côté on trouve une aile en retour. A L’ouest on va habiller l’aile déjà existante avec des pierres blanches parfois de grandes fenêtres parmi un ensemble XVIII ème . A l’Est construction d’une aile recevant les grandes pièces de réception nouvelles (salon, billard) et d’autres chambres à l’étage

Desservies par un escalier droit en lieu et place de l’ancienne chapelle.

La chapelle est reconstruite à l’arrière du château. Elle abritait toutes les cérémonies familiales comme il se doit mais était aussi ouverte à la dévotion lors des rogations et ceci encore au siècle dernier. A l’intérieur de la chapelle se trouve un caveau abritant les membres de la famille des anciens propriétaires. On peut d’ailleurs lire leurs noms sur la dalle fermant le caveau. On découvre aussi un maitre autel en bois sculpté par un compagnon artisan du bois au XIX ème siècle.

Un souci d’unité a voulu que la façade Est, classique ne supporte pas à l’ouest des fenêtres pointues. Il a été préféré des œils-de-bœuf soit en zinc, soit en pierre à moulures Louis XV. Dernier élément entre les deux tours de l’avant corps du logis, un encorbellement sur mâchicoulis rappelant les châteaux forts du Moyen Age affirme encore le caractère castral et ancien du château et de la famille.

Cet ensemble cohérent et de belle venue s’est accompagné de l’ouverture de la cour sur des jardins probablement à la Française en terrasse et à l’est sur un parc. Au fond des jardins on pouvait apercevoir la maison du jardinier dont il ne reste qu’un rez de chaussé et un escalier.

Depuis 1980, le château est petit à petit laissé à l’abandon. Les toitures commencent à prendre l’eau et l’intérieur du château se dégrade : poutres et plafonds s’effondrent, peintures qui s’écaillent, boiseries qui pourrissent. L’allée d’honneur qui permettait d’accéder au château est envahie par les arbres et disparaît.

Les jardins eux aussi sont envahis de ronces, d’arbres et murets, marches et terrasses sont à présent invisibles. La chapelle est cachée par des arbres et des lauriers se développent d’une façon gigantesque soulevant les fondations de la chapelle par endroits. Le parc à l’est est devenu un champ où les vaches paissent et la fontaine avec son lavoir sert d’abreuvoir à celles-ci. Le château est devenu celui de la belle au bois dormant !!!!

En 2006 grâce à la providence mais aussi à la gentillesse des anciens propriétaires qui cherchaient un repreneur pour cette demeure nous sommes arrivés avec nos dix enfants à la Barillère.

Tombés tous amoureux de celle-ci nous avons passé nos vacances et nos week-ends depuis dix ans pour petit à petit lui redonner son âme, son charme et un certain confort.

Nous vous la confions … pour quelques heures ou quelques jours !!! Prenez-en bien soin elle vous dira l’histoire de notre beau pays mais aussi combien nous l’aimons.